Partir trop vite, adopter une allure supérieure a ce que l'on est capable de tenir pendant toute l'épreuve, c'est la défaillance assurée, la fin de course transformée en calvaire, la performance bien moins bonne que ce que son véritable potentiel aurait du permettre. Partir trop vite, c`est tout gâcher : son potentiel, ses espoirs, toute la persévérance qu`il a fallu pour s'entrainer régulièrement, l'attention que l'on a porte a son alimentation, tout ce que l`on a fait pour être dans la meilleure forme possible. Mais partir comme il faut, adopter la bonne allure, ce n`est pas évident. Pour beaucoup cela relève même d`une longue expérience.
Il faut se concentrer sur la tâche à accomplir, et non sur la performance a réaliser, Concentrez-vous sur le fait que vous avez 42,195 km à accomplir, ce qui représente une longue durée de course, entre trois et cinq heures en général. La facilite que vous allez ressentir dans les tout premiers kilomètres (les jambes souples, la respiration facile, l’euphorie), ne va pas continuer ainsi jusqu`au bout. Au fil des kilomètres, des quarts d`heure et des demi heures, la fatigue va s’insérer progressivement dans tout votre organisme. Elle va alourdir votre corps, endolorir vos muscles, raccourcir votre foulée. Rassurez-vous, on va s`efforcer de vous éviter ce scénario catastrophe !
Ne pas suivre les autres
Le départ donné, ne pensez donc pas à suivre d’autres coureurs, à bien vous classer dans le peloton qui s'étire, a assurer tel temps de passage à tel kilomètre. Ne vous inquiétez pas du retard que vous pouvez prendre, du temps provisoire décevant par rapport à vos prévisions.
En résumé, ne vous laissez en aucune façon influencer par l`allure des autres, et oubliez le chronomètre. Restez calme, réellement, profondément. Concentrez-vous sur vous-même, sur les sensations de votre corps. Votre seule pensée doit être un souci d’économie, de respiration facile, celui de ne pas dilapider votre capital d’énergie.
Ne vous laissez pas distraire par l’environnement, l’ambiance un peu survoltée. Demandez-vous plutôt si vous ne courez pas à une allure un peu trop rapide, si vous faites bien le minimum d'efforts, ou presque. Ne dépensez pas vos forces trop tôt. Les premiers ont, dès le premier kilomètre, pris une avance considérable. Soit ils sont plus forts que vous, soit ils partent trop vite, et vous en retrouverez une bonne partie au fil de la course, surtout après la mi-parcours. N'accélérez pas subitement vers le troisième, cinquième ou huitième kilomètre parce que vous vous sentez bien l'accélération éventuelle ne doit être qu’insensible, progressive, jamais par à-coups, au fil des dix premiers kilomètres, a l’issue desquels vous atteindrez votre allure de croisière. Mais souvent, alors que vous aurez cru partir à une vitesse très raisonnable, vous constaterez déjà au bout de quelques kilomètres que votre allure est largement assez rapide. Dans ce cas, ne vous acharnez pas a accélérer.
Ne maintenez pas la même allure dans les montées, tant pis si vous perdez des places. Ralentissez aussi si le vent est de face. Ne vous lancez pas à corps perdu dans les descentes. Ayez toujours le souci d’épargner vos forces, si utiles sur la fin de parcours. Si vous constatez que vous avez adopté une allure un peu trop rapide pour espérer la tenir jusqu'à la fin, n’hésitez pas si marcher. Puis repartez sur un rythme plus calme. Adoptez, enfin, l`allure de votre objectif et restez concentré. Votre succès est maintenant assuré.